La bibliothèque de Jeanne de Laval (Anne-Marie Legaré)

En 1454, Jeanne de Laval devient la seconde épouse de René d’Anjou et commence à faire collection de manuscrits et d’imprimés. Sa bibliothèque atteste d’un partage assez équilibré entre contenus religieux et profanes. L’Apocalypse de saint Jean, plusieurs livres d’heures, une bible, un missel et un bréviaire sont mentionnés dans les archives de la reine, mais seul son psautier nous est parvenu, avec ses superbes miniatures réalisées par un artiste anonyme dénommé le Maître de Jeanne de Laval. Est-il nécessaire de souligner le rôle de mécène éclairé qu’a tenu le roi René dans la culture de son temps ? À la suite d’études récentes, on connaît mieux l’ampleur de son mécénat dans tous les domaines des arts. L’imposante bibliothèque qu’il contribua à développer est, à coup sûr, l’un des meilleurs reflets de sa vaste culture. À côté de celle de son mari, la bibliothèque de Jeanne paraît modeste, mais son testament confirme qu’elle possédait une collection assez dense. En analysant les témoins conservés et les extraits de comptes relatifs aux dépenses de Jeanne de Laval, nous pouvons reconstituer une partie de sa bibliothèque, celle des livres de dévotions et textes hagiographiques.

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