Le Psautier de Jeanne de Laval, aspects liturgiques (Jean-Baptiste Lebigue)

De tous les livres copiés au Moyen Âge, le psautier est celui qui a connu la plus grande variété de vocations et d’emplois : livre biblique et prophétique par excellence, annonçant l’Incarnation et la Passion du Christ, livre liturgique à cause de la récitation hebdomadaire des psaumes dans l’office canonial, livre d’exégèse et de théologie qui engendra gloses et commentaires, mais aussi livre d’apprentissage de la lecture, et enfin livre de dévotion dont les grands personnages, clercs comme laïcs, faisaient copier des exemplaires adaptés à leur usage personnel.
Dans cette dernière fonction, le psautier fut largement concurrencé à partir du XIIIe siècle par le livre d’heures, la pratique du rosaire et les prières mariales ; mais certains princes et prélats continuèrent à en commander comme objet de dévotion, d’art et de prestige. C’est le cas du Psautier de Jeanne de Laval.

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